Fonctionnement du rachat de crédit en Suisse

By | mai 10, 2021

Fonctionnement du rachat de crédit en Suisse

Les réserves redondantes posent deux problèmes. Le premier problème consiste à déterminer à quel moment il faut comptabiliser la réserve en tant que revenu par le biais d’une libération de réserve. Si la réserve est toujours plus élevée que l’exposition, le prêteur continuera à constituer la réserve. A un moment donné, cette réserve sera reconnue comme revenu, et le moment de cette libération peut avoir des implications. La deuxième question est de savoir comment incorporer de manière adéquate le montant de la réserve dans la tarification des nouveaux prêts potentiels. Si le montant de la réserve est trop élevé, les prix risquent de ne pas être compétitifs sur le marché.

Afin d’éviter ces deux problèmes, les prêteurs devraient effectuer des évaluations périodiques de leurs livres pour accéder à leurs risques de rachat actuels et futurs. L’analyse peut être effectuée trimestriellement, semestriellement ou annuellement en utilisant des données spécifiques à l’entreprise, l’expérience historique des demandes de rachat et les attentes futures basées sur les données de la direction. L’analyse doit comprendre un examen des tendances en matière de rachats au fil du temps, à la fois dans les institutions locales et dans l’ensemble du secteur, ainsi qu’une estimation des risques actuels. Les résultats de l’analyse doivent être pris en compte dans la structure de tarification afin de s’assurer non seulement que des risques non compensés ne sont pas pris, mais aussi que des prix excessifs ne sont pas facturés pour ces risques.

Si l’analyse montre qu’il existe des réserves redondantes, les prêteurs peuvent s’engager dans le processus de libération des réserves excédentaires. La décision de libérer les réserves redondantes sur la base de l’hypothèse d’une réduction des expositions doit également être prise sur la base d’analyses solides, de pratiques commerciales saines et de multiples considérations, notamment les taxes, les réglementations et l’audit comptable.

Les prêteurs doivent être conscients que les auditeurs des états financiers sont tout aussi préoccupés par le fait que leurs clients n’ont pas constitué de réserves excessives pour les rachats que par le fait que leurs clients n’ont pas constitué de réserves insuffisantes. Lorsqu’un prêteur a des réserves excédentaires, cela peut indiquer à l’auditeur que les réserves pour rachat sont utilisées par le prêteur comme un moyen de gérer et de lisser les bénéfices sur plusieurs périodes. Dans les périodes de forts bénéfices, nous avons vu certains prêteurs sur-réserver afin de libérer ces réserves excédentaires dans les périodes futures où les bénéfices ne sont pas aussi forts.

Afin d’atténuer le risque d’utilisation inappropriée du compte de réserve, il est important que les prêteurs disposent de politiques et de procédures de contrôle interne écrites afin de s’assurer qu’une approche systématique et cohérente est adoptée lors de l’estimation de l’adéquation des réserves. Les politiques et procédures doivent indiquer à quelle fréquence les réserves sont analysées et être suffisamment souples pour permettre de modifier la méthodologie des réserves en fonction de l’évolution des données internes et externes ou d’autres facteurs.

Souvent, les prêteurs se concentrent davantage sur les données internes, telles que la fréquence et la taille des radiations de prêts, et les demandes de rachat connues, et n’ajustent pas leurs réserves en fonction des données externes affectant le secteur, y compris les facteurs économiques et autres. En outre, les données internes utilisées par les prêteurs ne tiennent pas toujours compte de facteurs tels que la gamme de produits du prêteur, les critères de souscription ou les résultats du contrôle de la qualité du prêteur. Par exemple, un prêteur ayant une plus grande concentration de prêts avec un LTV plus élevé ou des scores de crédit plus faibles aura très probablement des exigences de réservation plus élevées que les prêteurs qui imposent des exigences supplémentaires de superposition de crédit. En outre, l’utilisation des résultats du contrôle de la qualité permettra de préciser davantage les exigences en matière de réserves.

L’impact d’une évaluation inadéquate des réserves de rachat peut se faire sentir de diverses manières, comme des ajustements d’audit et des commentaires de lettres de gestion qui peuvent inclure des déficiences ou des faiblesses importantes du contrôle interne. De plus, les prêteurs ayant des réserves excédentaires peuvent donner aux prêteurs d’entrepôts l’impression erronée qu’ils font face à d’importantes demandes de rachat alors que ce n’est peut-être pas le cas. Enfin, le fait d’avoir des réserves excédentaires qui sont libérées dans le revenu peut indiquer un manque d’expérience dans le service comptable et/ou des politiques et procédures de contrôle interne inadéquates concernant les réserves du prêteur, ce qui peut être une source d’inquiétude pour les contreparties du prêteur.

Alors que les marchés continuent de se stabiliser, les prêteurs seraient bien avisés d’utiliser des analyses robustes pour prendre des décisions adéquates en matière de réserves. Comprendre les changements apportés au cadre de R&R des GSE et appliquer un plan cohérent avec une documentation et des contrôles suffisants fournira une aide à l’audit ainsi qu’une transparence pour le prêteur et les autres parties prenantes intéressées.

 

Pour en savoir plus :

  1. https://www.credit-conseil.ch
  2. https://www.ciasa.ch
  3. https://www.meilleurtaux.com
  4. https://mutuo.ch
  5. https://www.credit-now.ch
  6. https://www.top-bank.ch
  7. https://www.mon-taux.com
  8. https://www.moneyland.ch

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *